SNOWBOARD TUTOS

Apprendre à faire du SNOWBOARD

⬇SOMMAIRE CLIQUABLE ⬇

Comment PROGRESSER en SNOWBOARD ?

1 / LA TECHNIQUE DU KAMIKAZE

Je ne souhaitais même pas en parler, mais je n’ai pas trop le choix, car on voit cela bien trop souvent. La mauvaise idée la plus classique chez les débutants en snowboard est « je monte au sommet et on verra bien comment descendre ! » Si vous vous reconnaissez, cela n’est pas surprenant 🙂 car malheureusement, les kamikazes sont nombreux sur les pistes :-p
Apprend-on à conduire une voiture en commençant sur l’autoroute ? :-/ Pas vraiment… Et il y a beaucoup d’autres possibilités plus sécuritaires pour celui qui apprend et pour son entourage.

2 / LA FRENCH TOUCH 

« La leçon de ski »…devrais je dire, « la leçon de snowboard avec un moniteur de ski » ?
En effet, prendre une leçon semble une idée sage et raisonnable, malgré le coup financier qui peut en freiner certains. Vous aurez remarqué que les entreprises qui vendent des leçons s’appellent toutes « école de ski ». Personnellement, si je souhaite apprendre le football, je ne vais pas dans un club de rugby et vous ?

Le nom « école de ski » reflète parfaitement la place que prend le snowboard dans ces écoles… c’est à dire, aucune. Le mot « snowboard » n’est même pas mentionné. Malheureusement, je n’extrapole pas du tout et mes propos sont vérifiables dans les faits et les compétences des moniteurs de ski, enseignant le snowboard. Tous les moniteurs diplômé en France ont un très haut niveau technique en SKI et quasiment RIEN concernant le snowboard. Vous pouvez vérifier par vous même si vous doutez de mes propos car le contenu de la formation du DE (diplôme d’État) de ski est consultable en ligne sur le site internet de l’ENSA. Désolé, je ne vais pas booster leur visibilité en partageant leur contenu ici :-p

3 / APPRENDRE le SNOWBOARD entre AMIS

Apprendre avec les copains est encore une fausse bonne idée. On a toujours un ami, un membre de la famille, le tonton qui va bien ! Encore une fois, cette idée semble séduisante car on va être avec un proche et partager une super journée à la neige. Malheureusement, cela se passe rarement comme prévu. Si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, je vous invite à visionner cette petite vidéo (en anglais, mais facile à comprendre).

prends du NIVEAU et deviens

un VRAI snowboardeur ⬇
bonus

❌ les FAUSSES bonnes idées ❌

4 / Le club de snowboard du coin


Aller dans le Club de snowboard local. Cette idée peut être une option intéressante, mais attention. Cela dépendra surtout des compétences de l’entraîneur. Le problème avec les clubs de ski et de snowboard en France est le niveau de compétence demandé pour être entraîneur. En France, les moniteurs diplômés pour encadrer dans les clubs, possèdent des diplômes « fédéraux », en référence à la FEDERATION de ski. Ces diplômes (MF1, MF2, Entraîneur Fédéral) sont d’un niveau de compétence limité et permettent uniquement de faire du bénévolat (ceci explique cela), afin de ne pas concurrencer le métier des moniteurs de ski. Je ne dis pas que le système est bien ou mal, car cela n’est pas le propos de l’article. Je souhaite simplement expliquer pourquoi, apprendre le snowboard dans un club reste une option très aléatoire et vous comprenez que l’on ne peut pas exiger un haut niveau de compétence à un moniteur bénévole et qui a probablement une activité professionnelle principale, afin de subvenir à ses besoins.

5 / LE CHEVALIER JEDI

S’entraîner tout seul et beaucoup !

La persévérance est une qualité importante pour apprendre et progresser en snowboard. Il y a cependant plusieurs manières d’être persévérant. Faire une erreur et tomber fait partie du processus d’apprentissage, mais attention à la chute. En étant seul, il est difficile de mesurer le niveau de risque encouru et encore plus difficile d’analyser ses propres erreurs. C’est pour cela que l’apprentissage seul peut être dangereux mais surtout, très laborieux. Sans regard extérieur sur notre pratique, on peut répéter la même erreur jusqu’à épuisement physique et qui plus est, en intégrant cette erreur telle une mauvaise habitude…Aie aie aie le temps perdu !
Si aujourd’hui nous voyons autant de vidéos d’enfants prodiges en snowboard ou autres activités spectaculaires, ce n’est pas parce que nous faisons face à une génération plus talentueuse que ces aînés. Cela vient simplement du fait que les entraînements de ces jeunes sportifs sont de très grande qualité et optimisé pour aller droit au but. Dans la vie, nous apprenons de nos erreurs certes, mais ce rythme de progression est lent, car on peut répéter de manière indéfinie les mêmes erreurs avant de les corriger. L’optimisation des entraînements et du processus d’apprentissage passe également par l‘analyse des erreurs des autres. L’idée est donc de valoriser la qualité des entraînements au détriment de la quantité d’heures d’entraînement. Si vous comprenez cela et que vous aussi vous aimeriez optimiser vos efforts, je vous invite à vous référer à l’ABC du SNOWBOARDER2.0 pour acquérir un meilleur niveau.

✅ Les BONNES idées ✅

1/ APPRENDRE AVEC UN MONITEUR DE SNOWBOARD (pourquoi ?)

Sans surprise, je prêche pour ma paroisse !
Encore une fois, j’ai un long vécu d’autodidacte et la connaissance des 2 côtés de la médaille > Apprentissage en tant que passionné et transmission en tant que moniteur expérimenté.
Je t’expose des arguments fondés sur du vécu et un regard globale.
Mon intention étant toujours la même, te proposer des solutions adapter à ta progression en snowboard…à toi d’évaluer ce qui est pertinent pour toi 💪

Trouver un moniteur spécialisé dans le SNOWBOARD n’est malheureusement pas une tâche facile en France. En passant par les structures habituelles que sont les écoles de ski français ( ESF ) et les écoles de ski internationales ( ESI ), vous n’avez PAS la possibilité de connaître votre moniteur à l’avance. Vous aller demander une leçon de snowboard et le secrétariat de l’école mettra a votre disposition le moniteur de son choix. En quelque sorte, vous jouez à la loterie…à vous de juger si le jeu en vaut la chandelle. De plus en plus de moniteur de snowboard reviennent en France muni d’une formation spécifique snowboard, qu’ils ont suivi à l’étranger par faute de choix. Ces personnes auront déjà la qualité d’être des snowboardeurs et non des skieurs. Certain choisissent malheureusement de travailler pour des grosses structures commerciales et se fondent dans la masse des moniteurs de ski français. Heureusement, certain créent leur propre structure et vous trouverez là, un service bien plus adapté à vos attentes.

Maintenant, la question restante est : le diplôme est-il réellement garant des compétences d’un moniteur ?
Pour poser la question autrement, le permis de conduire est-il garant d’un conducteur respectueux du code de la route ?

Mais alors…
Qu’est ce qu’un BON moniteur ?
Un bon snowboarder est-il obligatoirement un bon moniteur ?
Un bon pédagogue comprend-il suffisamment la technique ?
Tant de questions auxquelles je vais tenter d’apporter un peu de lumière.

Il n’est pas évident de trouver un bon moniteur de snowboard car un moniteur de snowboard doit réunir des compétences totalement distinctes telles que celles liées à la pédagogie : la patience, l’écoute, l’observation, l’empathie, la bienveillance (Envers TOUS les élèves), la communication, l’analyse, la prise de décision…ainsi que les compétences d’un rideur engagé afin de connaître les aspects techniques du snowboard dans tous les domaines : motricité, coordination, engagement, prise de risque et gestion de celui-ci, persévérance, détermination

Un bon moniteur aura plus ou moins de compétences dans ces deux domaines bien distincts. Et si l’on devait prioriser les compétences requises pour être un bon moniteur, il ne fait nul doute que l’empathie et la bienveillance en sont les fondations. Un bon techniciens sans empathie ne fera jamais l’effort nécessaire pour transmettre son savoir, tandis qu’un bon pédagogue pourra évoluer techniquement et transmettre TOUT son savoir.

Une fois les compétences nécessaires requises, savoir traduire et simplifier l’information technique afin de la rendre accessible à l’élève est notre principale mission. Le but étant que l’élève puisse intégrer ses nouvelles informations dans sa pratique quotidienne et continuer sa progression.

AVOIR UN LANGAGE COMMUN

COMMENT un moniteur peut TRADUIRE ET SIMPLIFIER L’INFORMATION TECHNIQUE pour l’élève ?
Il y a plusieurs méthodes et l’utilisation des différents canaux de perception est indispensable à un apprentissage rapide et efficace. Les « canaux de perception » sont tout simplement nos cinq sens (la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le goût). L’utilisation d’un maximum de ces cinq sens permet d’optimiser vos performances d’apprentissage et d’assimiler des informations plus complexes que ce qu’il est possible de comprendre avec une simple explication orale et théorique.

L’ouïe :

L’ouïe est de loin le sens le plus utilisé du fait de la parole et des explications verbales. Ce sens est souvent trop utilisé au détriment des autres. De plus, il n’est pas suffisant d’utiliser l’ouïe car vous savez qu’il est facile de ne pas comprendre une explication. Ex :« Fait ton changement de carre au plus près de la ligne de pente » ou encore, « Pour mieux tenir ton grab, reste en co-rotation pendant la réalisation de ton switch back nine » Je ne suis pas sûr que cela soit explicite pour tout le monde 🙂
Le challenge serait alors d’expliquer cela avec un vocabulaire connu de l’élève. C’est au moniteur de s’adapter à l’élève et non l’inverse.

La vue :

Les démonstrations du moniteur sont très importantes et cela vaut plus que toutes les explications orales. Il n’y a pas de problème de vocabulaire et d’interprétation lors d’une démonstration. Mais là aussi, ce canal de perception a ses propres limites. Vous ne pouvez voir la démonstration qu’une seule fois… et il est malheureusement impossible d’appuyer sur le bouton « pause » ou « repeat » lorsque vous regardez une démonstration. Pour répondre à ce problème, j’ai commencé à réaliser des tutoriels vidéos pour mes élèves. Les tutoriels vous permettent de voir autant de fois que nécessaire la démonstration et au moment que vous voulez. Est-ce que cela est suffisant pour progresser ?
Êtes-vous meilleur footballeur après avoir regardé une partie de football ?…Malheureusement, l’usage de la vue et des démonstrations sont utiles mais ne se suffisent pas.

Le touché / le sens kinesthésique :

Pour l’utilisation de ce sens, on fait référence aux sensations corporelles, par exemple : Pour la « position de base » (position de référence à adopter en snowboard), le ressenti est très utile et la sensation de contact entre les tibias et les languettes des chaussures est une sensation nécessaire à la compréhension de la position. Toujours pour la position de base, ressentir les quadriceps et les abdominaux contractés, font également partis des éléments kinesthésiques permettant à l’élève d’améliorer sa posture rapidement. Dans cet exemple, le ressenti de l’élève est le meilleur moyen de réussir l’apprentissage de cette position et de la mémoriser définitivement.
Il en est de même pour toute l’activité.
Vidéo : la POSITION de BASE

L’odorat et le goût :

Lorsque l’odorat et le goût se feront ressentir, cela signifie que vous êtes devant le restaurant d’altitude et qu’il est temps de faire un break ;-p

2 / CHOISIR LE BON MATERIEL

Si l’on souhaite progresser en snowboard, avoir du matériel adapté semble être une évidence mais dans la réalité, force est de constater que ce n’est pas si évident que cela et pour cause ; choisir son matériel nécessite déjà des connaissances avancées que n’auront pas la plupart des pratiquants occasionnels. De plus, le matériel ne se limite pas à la planche de snowboard, mais à de nombreux éléments tels que :
– le snowboard
– les chaussures
– les fixations et leurs réglages
– les protections
– le masque / lunette
– les vêtements

Si ce sujet vous intéresse, j’ai pris le temps de développer ces différents points dans l’ABC du SNOWBOARDER 2.0 que vous pouvez consulter GRATUITEMENT ICI

Tous ces éléments faisant partie du matériel ont un impact direct sur votre capacité à progresser puisque cela influencera vos sensations, la réactivité de la planche, et même son bon fonctionnement. Il m’arrive régulièrement de recevoir des élèves avec du matériel ne leur permettant PAS de pratiquer l’activité.
Exemple :

-Un snowboard monté à l’envers.
-Des chaussures trop grandes (aucun ressenti dans les pieds) = DANGER de BLESSURE
– Des fixations trop petites ou trop grandes ou mal réglées = DANGER de BLESSURE
– Des lunettes / masque non adaptés à la luminosité (mauvaise visibilité = risque de chute et mauvais pour la santé des yeux)
– Des snowboards TROP usés  = DANGER, le snowboard peu casser pendant la leçon (anecdote personnellement vécu)
….Je m’arrête là car la liste est longue.

 

snowboard de location

3 / LA CONDITION PHYSIQUE

Être en bonne condition physique.

De plus en plus de personnes vont aux sports d’hiver comme elles iraient dans un parc d’attraction. Les sports d’hiver sont perçus comme un simple divertissement pour beaucoup et le mot « sports » de « sports d’hiver » a été oublié. La surprise est alors douloureuse dès la phase d’équipement et va crescendo jusqu’aux premières glissades. Combien de débutants ne savent pas comment porter tout ce matériel : la planche, le casque, le forfait dans quelle poche ?, la crème solaire, la bouteille d’eau, le pique nique, l’écharpe qui traîne par terre et le nez qui coule ! 🙂 OK j’y vais un peu fort sur la caricature mais ouvrez les yeux aux pieds des pistes et vous verrez que je n’exagère pas tellement.

Il y a malheureusement une grande confusion dans l’inconscient générale et pas tellement sur le fait que le snowboard est un sport, mais plutôt sur la manière de pratiquer. Le snowboard est une activité physique accessible à tous, mais chacun doit adapter l’intensité de sa pratique à sa condition physique personnelle.
Pour un débutant pas sportif, 2 heures de snowboard le matin et éventuellement une petite session l’après-midi est largement suffisant en terme d’effort physique. Tandis que pour une personne sportive, 5 heures de snowboard dans la journée sera tout à fait adaptée. A cela s’ajoute l‘hygiène de vie et la quantité de sommeil dont vous disposez.

4 / LA STRATEGIE

Choix des pistes et lecture du terrain

De nouveau, le parallèle avec la voiture est assez parlant. Lors des premiers essais de conduite, nous ne commençons pas sur une autoroute, mais plutôt sur un grand parking désert. Ensuite, une route calme et peu fréquenté permet de prendre confiance avant de s’attaquer à la jungle de la circulation en ville ou d’une autoroute…c’est tellement simple à comprendre !
Pourtant, l’attente de nombreux débutants en snowboard est la même. «  Quand est ce qu’on va sur la piste noire ? » Cela peut faire sourire lorsque l’on a déjà une expérience du snowboard, mais la problématique reste la même à tous les niveaux. Pour un snowboarder de niveau intermédiaire, le choix des pistes adaptées permettra une progression optimum, tandis qu’une erreur stratégique peut vite avoir des conséquences critiques, voir causer des blocages par la suite. Qui ne s’est jamais lancé sur une piste trop glacée, dans un hors-piste trop technique ou élancé sur un saut trop grand ?

La difficulté des pistes est indiquée par le code couleur, vert, bleu, rouge et noir. Cette aide est dans un premier temps non négligeable. Une fois que vous êtes sur la piste que vous avez choisie, la lecture de terrain commence puisque vous avez le choix d’aller à gauche, à droite, au milieu de la piste et d’évoluer suivant votre bon vouloir. C’est là que rentre en jeux la « ligne de pente maximale ». Celle-ci impactera la difficulté de réalisation de vos virages mais également, votre vitesse et votre capacité à ne pas vous arrêter sur du plat.

snowboard, piste inclinée

snowboard, suivre la pente. Ligne de pente et direction de la piste

En savoir plus sur la ligne de pente

5 / SEUL AU MONDE

Affluence sur la piste / période / choix de station.

Nous avons le contrôle de nombreux facteurs facilitant notre progression en snowboard, mais pas toujours. La quantité de skieurs sur une piste est un exemple de facteur sur lequel il semble que nous ayons peu d’influence. Nous ne pouvons pas privatiser la piste ou demander aux autres usager d’attendre que nous passions tranquillement… ce serait pratique n’est-ce pas ?!

Et pourtant, il y a bien une manière d’influencer cela. Lors de mes débuts, j’allais faire du snowboard aux Deux Alpes durant la période des vacances scolaires des Bordelais et des Parisiens (zone C), je vous laisse imaginer l’ampleur de la queue pour prendre un télésiège, sans parler de la tension que cela génère. C’est seulement beaucoup plus tard que j’ai découvert le luxe de rider sur des pistes très peu fréquentées et de ne pas avoir à attendre 20 minutes à chaque remontée mécanique… cela n’est pas la même activité !

Pour trouver des pistes peu fréquentées, il y a de nombreuses méthodes plus ou moins faciles à mettre en place.
-La méthode la plus simple est d’éviter la haute saison lorsque les stations de ski sont littéralement saturées. La haute saison rassemble en général les vacances scolaires et les week-ends de 3 jours.
-Le choix d’un domaine skiable moins fréquenté est une stratégie envisageable, mais celle-ci ne fonctionne pas à tous les coups. En effet, le faible rendement de leurs remontées mécaniques entraînent un temps d’attente important dès que la fréquentation augmente légèrement. De plus, la qualité des infrastructures accuse le coup.

-Lorsque vous connaissez bien un domaine skiable, il est possible d’attendre peu, en évitant les axes fréquentés par la masse. C’est le challenge des moniteurs de snowboard (qui aiment leur métier) durant la haute saison.
Exemple : Sur le domaine de Grand Valira en Andorre, les gens utilisent principalement les remontées mécaniques permettant la traversée du domaine d’une extrémité à l’autre (Pas de la Case > El Tarter / Canillo). Mon travail consiste alors à éviter ces remontées mécaniques afin de perdre le moins de temps possible avec mes élèves.

– Le choix des horaires est également important et l’objectif est là aussi, d’être en décalage avec la foule. Généralement, l’affluence baisse entre 12 h et 14 h du fait que les gens s’arrêtent au restaurant d’altitude. Il suffit alors de prendre sa pause avant ou après, afin de profiter des pistes et de leur bonne condition à la mi-journée.

-L’idéal est de pouvoir combiner plusieurs de ces stratégies et c’est pour cela que Nomad Snowboard vous offre la possibilité de suivre des STAGES de SNOWBOARD en avant saison. Cela permet de pratiquer dès le mois de novembre, voir même octobre et donc d’avoir une pratique du snowboard durant plus de la moitié de l’année !
CALENDRIER DES STAGES

6 / RESPECTER LES ETAPES (progression / difficulté)

Nous sommes dans une période de l’humanité où l’on souhaite tout et tout de suite. Dans le snowboard, nous n’y échappons pas et concrètement, cela se traduit par des erreurs de choix de terrain comme nous l’avons vu au-dessus, mais également par la volonté de sauter des étapes de progression. Par exemple : chausser les deux fixations du snowboard avant même de savoir se déplacer en « one foot ». Je rappelle tout de même qu’on ne peut prendre aucune remontée mécanique avec les 2 pieds chaussés et sans remonter, vous n’irez pas très loin ^^
Alors oui, bien souvent, vous n’avez que quelques jours devant vous et vous souhaitez profiter un maximum de vos vacances. Cela est tout à fait normal et je fais la même chose, mais ATTENTION !
Précipiter les événements ne rime malheureusement pas avec plaisir et bien souvent, au lieu de profiter un maximum du snowboard, vous aller involontairement vous causer du tort et générer des frustrations plutôt que du bien-être. Si vous savez descendre une piste avec les deux pieds attachés, mais que vous tombez à chaque arrivée de télésiège, que vous évitez tout les tires fesses et que vous vous arrêtez sur tous les plats…il n’est pas facile de se faire plaisir.

Alors comment s’y prendre ?!

Le maître mot est « PATIENCE ». Entraînez vous, avec ou sans moniteur, en suivant des tutoriels ou non, mais toujours dans votre « zone d’apprentissage ». Afin d’avoir une progression optimum et en prenant du plaisir, il est important de savoir quels sont vos acquis et donc votre « zone de confort » afin d’essayer de nouvelles choses, ni trop difficile, ni trop facile. Dans l’apprentissage, on distingue trois zones qui sont la zone de confort, la zone d’apprentissage et la zone de panique. En fonction du moment de la journée, de votre ressentis et des facteurs extérieurs, il est nécessaire d’évoluer entre sa zone de confort et sa zone d’apprentissage. Vous l’aurez deviné, la zone de panique n’est pas tellement propice à la progression.

Pour en savoir plus sur ces différentes « zones », RDV ICI

7 / MAITRISER LA TECHNIQUE

Avoir les bons outils TECHNIQUES ( ex : savoir prendre les remontées mécaniques, se déplacer en one foot, connaître la position de base, maîtriser les mouvements clés…)
En snowboard, la technique est le GRAND mot. La majorité des snowboarders ne jurent que par la technique et pense que tout en découle.
« je n’ai pas assez de technique » « j’ai besoin d’une meilleure technique », sont les phrases que j’entends tout le temps de la part de mes élèves. Si vous avez lu cet article, vous aurez compris qu’il y a d’autres points importants à considérer. OUI, la technique est inévitable et elle vous permettra de progresser, à la seule condition d’avoir compris les BASES (remontée mécanique, matériel, organisation, lecture de terrain, stratégie…).

MES CONSEILS

Comme vous pouvez le constater, il n’y a pas de recette miracle. Certain parleront de « bon sens », mais comme le dit l’expression : « common sens is not that common ». Il y a tellement de facteurs influençant la progression qu’on ne peut pas uniquement parler de bon sens.
Le plus important est d’avoir une vision et une compréhension globale du snowboard. Cela vous permet de situer là où vous en êtes et alors, de vous concentrer sur ce dont vous avez besoin.
Les tutoriels et autres vidéos explicatives sont une méthode facile d’accès et qui vous aide à comprendre la théorie. Ensuite, essayez de mettre la théorie en pratique et n’hésitez pas à vous filmer. Filmez vous en train de faire ce qui est à votre portée afin de vous voir, de comparer votre position avec ce qui est dit dans les tutoriels et recommencez.
En plus de cela, l’idéal serait d’être suivi par un moniteur de snowboard avec qui vous pourriez valider vos acquis, corriger vos erreurs et accélérer votre évolution.

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